Le bénéfice du géant chinois de l’électronique a bondi de 29 % sur le dernier exercice.

 

Lenovo continue de pousser ses pions dans les smartphones et les tablettes. Le géant chinois, qui s’était fait connaître hors de Chine en rachetant en 2005 la division PC d’IBM, a publié, sur son exercice 2013-2014 clos fin mars, un bénéfice de 817,2 millions de dollars, en hausse de 28,7 % sur un an. Le chiffre d’affaires a progressé de 14,3 %, à 38,7 milliards de dollars.

 

Au coeur de cette progression : le succès de ses smartphones. Cinquante millions d’exemplaires ont été écoulés en un an, surtout en Chine et dans les pays émergents, un chiffre en hausse de 72 %. Selon IDC, la part de marché mondiale de Lenovo a augmenté de 1 point en un an, à 4,6 %. Dans les tablettes aussi, le chinois a progressé, avec 9,2 millions d’appareils écoulés, soit un triplement de ses ventes en un an et un gain de trois points de parts de marché. Pour l’exercice en cours, Lenovo espère écouler 100 millions de smartphones et tablettes. Un défi pour le groupe, qui compte accélérer dans le mobile grâce à Motorola, dont la reprise en grande pompe a été annoncée pour 2,9 milliards de dollars en janvier. Même si le rachat de la filiale de Google sera effectif au mieux en septembre, Lenovo réfléchit déjà à la suite. L’acquisition va lui permettre de se déployer sur 20 nouveaux marchés au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine.

Lenovo (motorola)

L’international pour moteur

Avec Motorola, le chinois s’enrichit aussi d’un important vivier d’ingénieurs (2.800, sur les quelque 3.500 salariés du fabricant de mobiles) aguerris à Android, l’OS mobile de Google. Comme il l’avait fait avec les ordinateurs d’IBM, Lenovo songe à conserver la marque Motorola, au moins au départ. « La marque reste forte. On pourrait l’exploiter et avoir des stratégies par marché. Le débat n’est pas tranché », expliquait récemment un cadre dirigeant du groupe aux « Echos ». Mais, aux yeux des analystes, l’intégration de Motorola reste un enjeu. Et entre temps les leaders du marché, Samsung et Apple, devraient faire tous leurs efforts pour rendre la compétition plus difficile. Une étape de taille reste néanmoins à franchir. Lenovo, qui va aussi reprendre les serveurs X86 d’IBM, doit encore recevoir le feu vert des autorités américaines et chinoises.

En attendant, Lenovo s’en sort toujours bien sur le marché du PC, dont il a pris la tête l’an passé devant HP. Il a écoulé quelque 55 millions de machines, gagnant 2,1 points de part de marché, à 17,7 %. Et ce alors que les ventes mondiales d’ordinateurs sont en forte baisse. Paradoxalement, Lenovo est porté par ses activités hors de Chine, qui ont crû de 27 % en Europe et de 31 % aux Etats-Unis. Sur son marché domestique, qui pèse presque 40 % de ses ventes, le chiffre d’affaires n’a enregistré qu’une maigre hausse de 1,3 %, à 14,7 milliards de dollars.

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